Les 16 & 17 juin 2026, votez pour les listes

Union des personnels pour l’UPEC :

Université Publique, Éthique et Collégiale

listes soutenues par les syndicats cfdt, cgt, fsu (snesup & snasub) & sud, AINSI QUE PAR DES COLLÈGUES NON SYNDIQUÉ·ES

Grande université francilienne riche de sa pluridisciplinarité, l’UPEC doit fédérer ses personnels et ses étudiant·es autour d’un projet simple mais ambitieux : celui d’une université capable d’assurer ses missions fondamentales dans des conditions d’étude, de travail, d’enseignement et de recherche dignes, stables et respectueuses du service public universitaire, et de veiller à une répartition équitable des moyens et des responsabilités entre ses composantes, ses laboratoires, ses disciplines et ses sites.

Le bilan des équipes sortantes est à cet égard préoccupant : scandales révélés jusque dans la presse nationale, personnels démobilisés, souffrance au travail en hausse, multiplication de projets sans cohérence d’ensemble et fonctionnement peu démocratique des conseils centraux.

Ces difficultés s’inscrivent dans un contexte plus large de sous-financement chronique de l’enseignement supérieur, de généralisation des appels à projets et de précarisation des personnels. Mais si les présidences successives ne sont pas à l’origine de cette politique, elles contribuent à l’aggraver lorsqu’elles choisissent de l’accompagner plutôt que de lui résister. Ce sont des choix locaux qui vident les procédures de leur sens, réduisent les instances collégiales à des chambres d’enregistrement et ont parfois conduit à devoir saisir le juge pour faire respecter des droits élémentaires.

Face à une majorité sortante aujourd’hui divisée en deux listes dont aucune visiblement ne souhaite assumer l’héritage, nous défendons une autre conception de l’université : une université publique, éthique et collégiale. Ce projet, élaboré collectivement par des personnels enseignant·es, chercheur·ses et BIATSS, syndiqué·es ou non, est porté par une liste intersyndicale et désormais intercatégorielle. Il s’appuie sur l’expérience de nos élu·es dans les conseils au service de toute l’UPEC, où ils et elles ont constamment défendu la démocratie universitaire, la liberté académique et les droits des personnels.

Notre programme est décliné en 68 mesures, que vous trouverez ci-dessous,

ainsi que sur https://pourlupec.fr, avec des analyses supplémentaires

POUR UNE UNIVERSITÉ VRAIMENT PUBLIQUE...

Réduire la précarité des personnels et défendre le statut de la fonction publique

#1 Mettre en place un plan de stabilisation des personnels précaires, avec respect effectif des règles de cédéisation et défense du statut de la fonction publique contre la multiplication des formes d’emploi dérogatoires

#2 Remettre à plat les procédures de recrutement et renforcer la transparence dans la constitution des jurys des concours BIATSS

#3 Limiter le recours aux vacations, heures complémentaires, contrats LRU et CPJ : le manque de postes et la nécessité de « faire tourner les formations » ne peuvent justifier indéfiniment la précarisation des personnels

#4 Créer un statut pour les doctorant·es non financé·es assurant des enseignements, par un contrat local spécifique

Défendre une recherche publique indépendante

#5 Refuser un modèle de recherche fondé sur les appels à projets généralisés et la compétition permanente entre équipes : une recherche de qualité repose sur un service public aux conditions de travail stables, sereines et indépendantes, non sur l’injonction permanente à l’« excellence »

#6 Renforcer les services d’appui à la recherche, ainsi que les financements de base des unités de recherche, afin de garantir leur capacité d’action indépendamment des financements sur projets

#7 Publier un état des inégalités « réelles » entre les unités de recherche, en prenant en compte budgets récurrents, mais aussi dotations en personnels et locaux

#8 Valoriser l’engagement des enseignant·es du second degré docteur·es (PRAG/PRCE), notamment par le développement des possibilités d’allègement de service, de publication et de transition vers le corps des maîtres·ses de conférences

#9 Rétablir le financement pérenne des stages de M2 dans les laboratoires

Reconstruire des capacités internes

#10 Limiter le recours à l’externalisation, notamment aux cabinets de conseil pour les fonctions relevant du cœur administratif de l’établissement (pilotage, finances, ressources humaines, etc.)

#11 Assurer une transparence complète sur les contrats de sous-traitance, leurs coûts, leurs missions et leurs résultats, avec une vigilance particulière sur les conditions de travail des personnels des prestataires

Défendre une université pour tou·tes

#12 Maintenir certaines filières de formation menacées (notamment la formation à l’enseignement technique et professionnel et la licence de science politique) et donner la priorité à la réussite étudiante plutôt qu’à la sélection

#13 Lutter contre toute logique de préférence nationale et, en tout état de cause, refuser la banalisation des frais d’inscription différenciés ; mettre en œuvre, à l’échelle locale, toutes les possibilités d’exonération et de contournement des frais différenciés

#14 Créer un véritable pôle d’accompagnement des étudiant·es hors Union européenne, avec un soutien administratif, juridique et social fortement renforcé

#15 Publier des données transparentes sur les effets des procédures Études en France et des frais différenciés à l’UPEC

Garantir un véritable accès aux droits

#16 Aucun étudiant ne doit renoncer faute d’information : harmoniser, entre les sites et les composantes, l’accès aux aides sociales, aux dispositifs de santé, à la CVEC et aux démarches administratives

#17 Faire de la CVEC un vrai outil de vie étudiante, avec une répartition plus juste des financements, la désignation de référent·es CVEC dans les composantes, le développement de projets structurants en santé, culture, sport et vie de campus, ainsi qu’une transparence accrue sur l’utilisation des fonds

Garantir des conditions de travail et d’études réellement accessibles

#18 Garantir une offre de restauration universitaire sur tous les sites, sans campus oublié (Torcy et Fontainebleau)

#19 Améliorer concrètement l’accessibilité pour les personnes en situation de handicap et les mobilités durables entre campus

#20 Renforcer les moyens consacrés à la culture et faire du sport un axe fort de l’université : garantir un accès élargi à la pratique, développer le sport-santé et renforcer les moyens du SUAPS

Défendre un numérique public au service des missions universitaires

#21 Promouvoir et déployer des logiciels libres ; ouvrir une réflexion collective sur la dépendance de l’université aux grandes plateformes privées (notamment Microsoft)

#22 Refuser le recours au distanciel désorganisé, qui dégrade les conditions pédagogiques et accentue les inégalités

#23 Organiser une réflexion collective sur les usages de l’IA à l’université, en considérant le recours à l’IA comme le symptôme de difficultés structurelles qu’il faut traiter à la racine et en faisant de l’IA un objet d’étude pluridisciplinaire intégrant les enjeux environnementaux

#24 Évaluer les effets des logiciels obligatoires, notamment Notilus et OSE, sur les conditions de travail des personnels et refuser que ces outils servent à compenser le manque de moyens humains

#25 Organiser une réflexion collective sur les transformations des pratiques pédagogiques et sur les réponses à apporter aux nouvelles formes de fraude

POUR UNE UNIVERSITÉ PLEINEMENT ÉTHIQUE...

Assurer des conditions de travail et d’études dignes 

#26 Lutter contre l’épuisement professionnel et l’isolement dans les services, et créer, en concertation avec la F3SCT, une mission dédiée aux conditions de travail et à la santé des personnels

#27 Privilégier l’écoute des personnels et l’expertise des collectifs de travail, en lien avec la F3SCT, pour remédier aux difficultés rencontrées dans certains services centraux, plutôt que multiplier les audits peu satisfaisants et sans suites concrètes

#28 Renforcer de façon générale le rôle des instances représentatives, en donnant un rôle central aux avis et enquêtes du CSA et de la F3SCT, notamment par la publication de leurs avis et le suivi effectif de leurs recommandations

#29 Mettre fin aux réorganisations imposées sans concertation réelle avec les personnels concernés et donner la priorité aux financements pérennes et aux missions ordinaires du service public universitaire

#30 Réévaluer collectivement les grands dispositifs structurants (Erasme, Aurora, etc.) au regard de leurs effets réels sur les conditions de travail, les formations et la recherche

Lutter effectivement contre les violences sexistes, sexuelles et les discriminations

#31 Établir une formation obligatoire de l’ensemble des étudiant·es et personnels aux VSS et aux discriminations, dès l’entrée à l’université

#32 Désigner des référent·es formé·es et identifié·es sur chaque site

#33 Renforcer substantiellement les moyens humains consacrés à la lutte contre les violences et les discriminations, avec une cellule pluridisciplinaire interne complète et garantissant un accompagnement intégral des victimes

#34 Refuser que l’externalisation des dispositifs de lutte contre les violences et les discriminations se substitue à la construction de compétences internes à l’université

#35 Mettre en place des dispositifs de protection lors des événements scientifiques

#36 Financer, notamment via la CVEC, des solutions de logement d’urgence pour les victimes de violences conjugales

Garantir l’indépendance académique et lutter contre les conflits d’intérêts

#37 Élargir la politique d’éthique de l’université au-delà de la seule intégrité scientifique, en y intégrant pleinement les questions de partenariats privés, de recrutements et d’utilisation des financements publics

#38 Renforcer les moyens du Comité d’éthique, de déontologie et d’intégrité scientifique (CÉDIS), par la mise à disposition d’un soutien administratif dédié et l’attribution de décharges de service

#39 Mettre en place des mécanismes effectifs de prévention des conflits d’intérêts dans les partenariats, recrutements et formations de l’université (empêcher une nouvelle affaire Thalès) et assurer une plus grande transparence sur les conventions conclues avec des acteurs privés

#40 Refuser toute entrée dans la fondation UPEC d'entreprises dont les activités peuvent entrer en contradiction avec les missions et valeurs du service public universitaire

Remettre à plat la politique indemnitaire

#41 Revaloriser les rémunérations des personnels, notamment BIATSS, par une remise à plat des grilles de rémunération et une meilleure reconnaissance du travail réellement effectué

#42 Limiter l’individualisation des rémunérations et réduire les écarts indemnitaires, aujourd’hui devenus difficilement justifiables ; ouvrir un débat sur les effets des politiques indemnitaires sur les collectifs de travail

#43 Rendre plus transparentes les primes, ainsi que leurs critères d’attribution

#44 Mettre en place une prime de fin d’année fixe et équitable pour l’ensemble des personnels

#45 Encadrer strictement les primes pour charges administratives, notamment celles attribuées aux vice-présidences qui seront revues à la baisse

Contrer la généralisation de la sélection

#46 Refuser une université fondée sur la sélection sociale croissante des étudiant·es, en engageant une réflexion d’ensemble à propos des effets de Parcoursup et Mon Master sur la composition sociale du public étudiant et sur la réussite étudiante

#47 Rendre plus transparents les critères de sélection dans les formations et publier les « algorithmes locaux »

#48 Évaluer les conséquences des procédures de sélection sur les conditions de travail des personnels chargés de l’examen des candidatures


POUR UNE UNIVERSITÉ DE NOUVEAU COLLÉGIALE...

Redonner le pouvoir aux conseils

#49 En finir avec des conseils « playmobil » où les décisions sont prises en amont et où une partie des collègues n’exercent plus réellement leurs mandats

#50 Transmettre des documents complets dans des délais permettant des votes réellement éclairés

#51 Mettre fin à la politique consistant à laisser durablement des sièges vacants dans les conseils

Rééquilibrer le rôle de la présidence 

#52 Mettre fin à l’hyperconcentration du pouvoir présidentiel et sortir du modèle de « l’équipe politique » contre le reste du monde

#53 Limiter le rôle et la place du cabinet de la présidence, aux pouvoirs devenus exorbitants

#54 Mettre en place un véritable partage des responsabilités : les vice-présidences de la CR et de la CFVU doivent être exercées par des élu·es issu·es de ces conseils et agir comme leur émanation, non comme de simples relais de la présidence

Associer pleinement les BIATSS à la gouvernance

#55 Créer une vice-présidence BIATSS et assurer une représentation effective dans les décisions stratégiques de l’établissement

Garantir la transparence de la vie universitaire, notamment budgétaire

#56 Publier des comptes rendus et des documents budgétaires complets, vérifiés et intelligibles

#57 Être transparent sur le « modèle d’allocation des moyens » entre composantes et laboratoires

#58 Ouvrir les données de l’université en open data (budget, moyens, emplois, données RH, bilan social, etc.), pour compléter les publications de données agrégées

Encadrer les structures parallèles de décision 

#59 Rendre transparents les CODIR, COMEX, « bureau politique » et autres GT : cadrage des compositions et des modalités de fonctionnement, relevé de décisions, ...

Respecter les composantes, les disciplines et les collectifs de travail

#60 Refuser les modèles uniformes imposés d’en haut, et reconnaître les spécificités disciplinaires

#61 Limiter le management vertical potentiellement toxique, par la reconnaissance de collectifs horizontaux et une plus grande implication de la F3SCT

Défendre le statut général d’EPSCP

#62 Refuser les modèles d’établissements publics expérimentaux, qui affaiblissent la représentation des personnels et des étudiant·es

#63 Défendre les instances élues représentant réellement la communauté universitaire, plutôt qu’une juxtaposition d’« intérêts représentés » dans des assemblées désignées d’en haut

Garantir le pluralisme

#64 Réintroduire le principe selon lequel la gouvernance de l’UPEC doit refléter la diversité de ses communautés (la présidence de l’UPEC n’est la chasse gardée d’aucune composante...)

#65 Ouvrir une réflexion sur le pluralisme des expressions et des parcours au sein de la faculté de santé

#66 Mettre à disposition des espaces de travail pour les élu·es des sites situés en dehors de Créteil les jours de tenue des conseils centraux

Renforcer la section disciplinaire

#67 Renforcer les moyens administratifs mis à la disposition de la section disciplinaire et augmenter les décharges accordées à ses membres

#68 Mettre en œuvre les « mesures de responsabilisation » prévues par la réglementation, aujourd’hui inappliquées à l’UPEC, pour sortir de la seule logique punitive envers les étudiant·es