L’enjeu pour une université de service public était pourtant capital : 60 % des lycéen.nes français.es effectuent leur scolarité dans des filières technologiques ou professionnelles. Il s’agissait à la fois d’assurer un avenir professionnel pour toutes et tous et l’avenir industriel du pays, face à des enjeux tels que la transition énergétique par exemple.  
Ce projet mettait par ailleurs en danger les personnels, menacés dans leurs conditions de vie et de travail. En effet, cette dispersion allait détruire la dynamique de travail, collective et spécifique, de ces formations pour les futur.es enseignant.es des voies technologiques et professionnelles, les personnels étaient, au mieux, déplacés de l’autre côté de l’académie ou en ce qui concerne les BIATSS voyaient leurs postes supprimés et devaient trouver d’urgence une mobilité interne ou externe. 

Ces conséquences semblaient pourtant bien avoir échappé à l’équipe sortante…


Grâce à une première mobilisation, la date de fermeture a été repoussée à septembre 2026 pour laisser le temps aux personnels de préparer cette éventuelle mutation.
Puis c’est grâce à la mobilisation remarquable sur le terrain initiée par les organisations syndicales et relayées avec opiniâtreté par nos élu.es dans les conseils et au F3SCT que le site de Saint-Denis a pu être sauvé. L’idée d’un transfert vers les sites de Livry et de Bonneuil a d’abord été abandonnée au profit d’une piste a priori plus adéquate : le partage du site du CNAM voisin de Saint-Denis. Cette piste se révélant néanmoins irréalisable, le projet de déménagement du site INSPE de Saint-Denis a été abandonné en février 2026.  

Si l’avenir du site semble moins sombre, comme celui des formations qui s’y déroulent et qui sont essentielles à la mission de service publique de l’Université et à l’avenir de la jeunesse de notre académie, nous devons rester vigilants. 

La liste Union des personnels pour l’UPEC : Université Publique Éthique et Collégiale s’engage à « Défendre une université pour toutes et tous en maintenant les filières menacées (formation à l'enseignement technique et professionnel, par ex.) » (mesures #12 & #13 de la profession de foi). Elle s’engage pour cela à favoriser le dialogue avec les personnels concernés, à privilégier le maintien sur le site actuel de Saint-Denis, à développer ce site avec d’autres formations, en particulier la nouvelle LPE (Licence Professorat des Écoles), et à refuser toute perspective qui mettrait en danger la qualité des formations dispensées et les conditions de vie et de travail des personnels.