Vendredi 9h30, sur la dalle, contre le gel des postes !


Chers et chères collègues,

Lundi après-midi, les élu·es au Conseil Académique (CAc) ont voté contre la campagne d'emplois 2024 présentée par la Présidence (28 votes contre, 4 abstentions, 23 pour). C'est un désaveu pour une politique de «retour à l'équilibre» non discutée et largement concentrée sur la suppression d'emploi, notre seule ressource.

Venant après une campagne 2023 qui procédait déjà à des gels de postes massifs et inéquitablement répartis, la campagne d'emploi telle qu'elle a été présentée aux élu·es du CAc pour 2024 est désastreuse : elle prévoit de laisser vacants une trentaine de postes et un gel plus important encore est prévu pour l'année 2025.

Alors que tout laissait présager cette situation depuis un an, la Présidence a refusé de travailler à l'élaboration d'un diagnostic partagé en vue d'un modèle économique et d'une campagne d'emploi permettant de rassembler notre communauté universitaire. Au contraire, elle a proposé des coupes basées sur des considérations purement comptables en définissant un modèle inéquitable dans lequel l'emploi constitue la variable d'ajustement. Certaines composantes, au vu de leur pyramide des âges ou de leurs spécificités, en seraient les principales victimes.

Grâce à une mobilisation de la communauté de l'UPEC, qui a culminé le 13 octobre, nous avons obtenu une rallonge ministérielle :

« J'ai annoncé […] pour Créteil une aide exceptionnelle de 3 millions d'euros sur la fin de gestion pour pouvoir les aider et revoir aussi parce que je sais ô combien les campagnes d'emploi sont précieuses »

(Sylvie Retailleau devant la commission des affaires culturelles et éducation du Sénat le 7 novembre 2023).

Contre toute attente, et sans concertation, la Présidence a proposé de dépenser cet argent non pas pour la sauvegarde de l'emploi mais en primes. Ainsi, c'est une campagne d'emploi avec 42 postes de titulaires en moins et une douzaine de précaires en plus qui a été présentée. Et aucune amélioration, au contraire, n'est prévue pour l'an prochain. La présidence, par ailleurs refuse tout débat sur la gestion de l'université, le partage du fardeau financier et des ressources propres.

Le Comité social d'administration (CSA) a voté contre, deux fois, à l'unanimité. Le Conseil Académique vient à son tour de voter un avis défavorable le 20 novembre. Reste le conseil d'administration ce vendredi 24 novembre à 9h30, dont l'ordre du jour prévoit toujours la mise au vote de cette proposition de campagne d'emploi désastreuse.

Seul un vote négatif, assorti de la mobilisation de tous et de toutes, pourra mettre un coup d'arrêt à cette fuite en avant et permettre de poser sérieusement la question des moyens de notre université, dont la dotation par étudiant est bien plus faible que celles des autres universités franciliennes et n'a pas cessé de diminuer.

Exigeons de la présidence de l'UPEC une campagne d'emploi à la hauteur de tous les besoins de fonctionnement pérenne et du gouvernement qu'il permette à l'UPEC d'assurer ses missions de service public.

Mobilisons nous pour faire entendre raison aux administrateur·ices et leur demander d'adopter une proposition qui rassemble notre communauté universitaire !

Venons en nombre et bruyamment vendredi 9h30 sur la dalle !

Les membres élus aux conseils centraux sur les listes « Union pour l’UPEC » et l'intersyndicale du personnel CGT Ferc Sup, FO ESR, FSU (Snasub et Snesup), Sgen CFDT, Sud éducation et des étudiant·es UNEF et Solidaires étudiant·es.