Le 3 juin, alors que les jurys, les soutenances et la préparation de rentrée monopolisent déjà les équipes pédagogiques, les directeurs de département de l’UFR STAPS SESS ont relayé une demande de la CFVU : remplir pour le 16 juin un « document de positionnement » élaboré à partir d’un diaporama de cadrage daté du 2 juin (apparemment validé par le Codir).
En moins de deux semaines, les responsables pédagogiques devraient renseigner un fichier complexe (le tableau « 2M3C » très contraignant et impossible à transformer en document de travail dans les équipes) et produire les premières maquettes de la Nouvelle Offre de Formation, sans que l’ensemble des consignes ni les échéances finales de septembre et décembre ne soient précisément fixées, ni disposer d'un minimum d'information sur les contours de cet obscur "document de positionnement". Il s'agit du nième épisode de la nouvelle saison du dispositif d'évaluations HCERES à l'UPEC, après les longues navettes de la saison précédente dont les objectifs nous ont semblé peu intelligibles. La direction de l’UPEC ne s’est pas seulement contentée de n'avoir affiché aucune doctrine face aux oukases de l'HCERES, elle a également laissé les responsables de diplôme nager dans le brouillard de l'autoévaluation.
La nouvelle saison s'annonce à l'identique : la direction se contentant de transmettre des messages, de les relayer dans une urgence inutile, sans aucune boussole. Ce calendrier précipité place nos collègues en grande difficulté. Les charges de fin de semestre rendent matériellement laborieuse la rédaction d’un dossier aussi exigeant, d’autant que la terminologie des compétences (relatives aux arrêtés des diplômes nationaux ou des fiches RNCP) et les critères de soutenabilité n’ont toujours pas été clarifiés par la direction de l'établissement. Exiger un travail de fond en un temps aussi restreint revient à sacrifier la qualité scientifique et pédagogique des formations, alors même que la CFVU reporte sur les composantes la responsabilité d’une mise en conformité dont elle n’a toujours pas fourni de cadre intelligible en temps utile. Si bien qu'au-delà des délais intenables, les attendus restent très mystérieux, les outils impraticables, ce qui interdit d'imaginer fournir des documents satisfaisants d'ici la fermeture de l'université.
La section SNESUP-FSU de l’UFR SESS-STAPS dénonce ces délais intenables et ce cadrage lacunaire et tardif. Elle réclame la stabilisation des consignes comme du calendrier, et l’ouverture d’une concertation avec la CFVU et la présidence afin de garantir des conditions de travail respectueuses des personnels et de la qualité de l’offre de formation.