Mieux informer pour mieux accompagner
Aucun étudiant ne doit renoncer faute d’information.
L’accès aux droits, aux aides sociales, aux dispositifs de santé, à la CVEC ou aux démarches administratives reste trop inégal selon les sites et les composantes. Les enseignant·es et enseignant·es-chercheur·ses sont souvent les premiers interlocuteurs des étudiant·es, sans toujours disposer des relais nécessaires.
Nous défendons :
- une meilleure circulation de l’information entre services, composantes et personnels ;
- des relais clairement identifiés pour orienter rapidement les étudiant·es ;
- une politique de communication cohérente et équitable sur tous les sites ;
- un accompagnement de proximité, accessible et lisible.
Pour une égalité d’accès à l’université quelle que soit la nationalité
Refus d’un critère de préférence nationale
Nous refusons les logiques de préférence nationale et les tentatives gouvernementales visant à limiter les exonérations de frais d’inscription pour les étudiant·es étranger·es.
Alors que les étudiant·es internationaux subissent déjà :
- la perte des APL pour les non-boursiers ;
- le doublement du timbre fiscal pour les titres de séjour ;
- des difficultés administratives croissantes,
nous défendons une université ouverte et fidèle à sa mission d’accueil.
Nous porterons :
- une opposition au ministère dans sa volonté d’imposer des frais différenciés ;
- une mise en œuvre, localement, de toutes les stratégies possibles pour maintenir un accès ouvert à tous les étudiants ;
- une communication plus claire sur les exonérations ;
- un questionnaire à l’inscription qui permette à l’étudiant de savoir immédiatement s’il est éligible à une exonération ;
- des solutions pour éviter l’avance de frais imposée à certains étudiant·es, notamment algérien·nes en fractionnant le paiement avec une première mensualité à 178 euros ;
- la création d’un véritable pôle d’accompagnement des étudiant·es extra-communautaires, avec un soutien administratif et juridique renforcé.
Faire de la CVEC un véritable outil de vie étudiante
L’argent de la CVEC doit revenir aux étudiant·es.
La contribution de vie étudiante et de campus doit servir réellement les besoins des étudiant·es et bénéficier équitablement à l’ensemble des sites de l’université.
Nous proposons :
- une répartition plus juste des financements ;
- des référent·es CVEC dans les composantes ;
- des ateliers pour aider les étudiant·es à construire leurs projets ;
- un meilleur recensement des besoins par les services administratifs ;
- le développement de projets structurants en santé, culture, sport et vie de campus ;
- une valorisation durable des initiatives étudiantes réussies.
Nous voulons également développer des formations à la conduite de projets et créer un observatoire de la précarité étudiante afin d’adapter les politiques universitaires aux réalités sociales.
Lutter concrètement contre la précarité étudiante
Étudier ne doit pas être un parcours de survie.
De plus en plus d’étudiant·es travaillent pour vivre, parfois au détriment de leurs études et de leur santé. Beaucoup renoncent aux aides faute d’accompagnement.
Nous défendons :
- le renforcement du suivi social ;
- des dispositifs de proximité dans les composantes ;
- le développement de partenariats pour le logement étudiant, y compris d’urgence ;
- des partenariats pour l’accès à l’alimentation ;
Une restauration accessible sur tous les sites
Aucun campus oublié
Certaines implantations de l’université restent dépourvues de restauration CROUS, notamment à Torcy ou Fontainebleau.
Nous demanderons :
- une égalité d’accès à une restauration universitaire de qualité ;
- des solutions concrètes pour les sites aujourd’hui délaissés.
Des mobilités pensées pour les étudiant·es et les personnels
Se déplacer pour étudier ne doit pas être un obstacle.
La dispersion géographique des sites de l’université impose une réflexion ambitieuse sur les transports et les mobilités.
Nous voulons :
- analyser les flux, identifier les trajets fréquents et mal desservis ;
- travailler avec Île-de-France Mobilités pour améliorer les dessertes ;
- développer des parkings vélos sécurisés ;
- encourager concrètement les mobilités douces par des actions de sensibilisation et d’accompagnement ;
- étudier des aides spécifiques à la mobilité pour les étudiant·es en difficulté.
Faire de la santé, de l’inclusion, de l’accès au sport et à la culture une priorité
Le bien-être, l'ouverture d'esprit et l'égalité des chances sont les piliers indissociables d'une vie universitaire épanouie. L’UPEC souffre encore trop d'une approche curative de la santé et d'un accès inégal aux pratiques sportives et culturelles selon les sites, ce qui renforce l'isolement, la sédentarité et les inégalités. Nous voulons transformer en profondeur notre politique de campus en créant des passerelles directes entre la santé physique et mentale, le sport, la création culturelle et l'inclusion de toutes et tous. L'université doit être un lieu de vie dynamique, préventif et émancipateur pour les étudiant·es comme pour les personnels.
Nous défendons :
- Une politique transversale de sport-santé et de prévention, en créant des parcours personnalisés et adaptés (gestion du stress, lutte contre la sédentarité, bien-être) en lien étroit avec les services médicaux et de santé universitaire ;
- Une offre sportive et culturelle décentralisée et équitable, en ciblant prioritairement les campus aujourd'hui déficitaires pour qu'aucun site ne soit oublié ;
- Le sport et la culture comme moteurs d'inclusion, en développant des actions spécifiques pour les publics éloignés de la pratique, l'intégration des étudiant·es internationaux et l'accessibilité aux étudiant·es en situation de handicap (personnels formés à la prescription médicale d'activités physiques et propositions culturelles adaptées) ;
- La diversification et la déconnexion de la seule logique de notation, en remettant le plaisir, la curiosité et la découverte au centre des activités (yoga, activités de pleine nature, ateliers de création artistique, accès aux spectacles) ;
- Le renforcement du lien social et de la mixité, en encourageant les pratiques collectives en petits groupes et les initiatives portées par les pairs (étudiant·es relais, ambassadeurs santé).
Nous porterons :
- Le renforcement des moyens humains et matériels du SUAPS et du service de la culture, pour leur permettre de déployer des programmations ambitieuses à l'échelle de toute l'université ;
- La création de formats hybrides innovants, mêlant au cœur des campus le sport, la sensibilisation à la santé et les expressions artistiques pour briser l'isolement et dynamiser la vie étudiante ;
- La valorisation et la reconnaissance de ces engagements dans les parcours d'études, à travers des bonifications, des validations d'UE ou des certifications (encadrement sportif, événementiel culturel, secourisme, etc.) ;
- Un accompagnement structuré des profils spécifiques, en garantissant un suivi pédagogique et administratif dédié pour les Sportifs de Haut Niveau (SHN) ainsi que pour les Étudiant·es Artistes de Haut Niveau (EAHN) ;
- Une politique événementielle fédératrice, en soutenant massivement les tournois inter-campus, les festivals universitaires, les expositions et les journées thématiques pour renforcer le sentiment d’appartenance à l’UPEC.
Garantir l'équité des examens, le respect des droits et la qualité des conditions d'évaluation
La justice, la transparence et la sérénité doivent encadrer l'évaluation de chaque parcours.
Une université de la bienveillance et du droit se doit d'être exemplaire dans ses procédures d'évaluation. Lutter contre la fraude ne doit pas consister en une confrontation frontale entre les enseignant·es et les étudiant·es, mais s'inscrire dans une démarche pédagogique globale. Il s'agit d'une part de faire comprendre aux étudiant·es en quoi la triche les dessert dans leur propre formation, et d'autre part d'agir concrètement sur les conditions matérielles qui la facilitent (salles trop petites, manque de surveillance en contrôle continu, etc.). Parallèlement, nos procédures doivent se moderniser face aux technologies émergentes tout en garantissant des délais justes pour les personnes mises en cause.
Nous agirons pour :
- Un accompagnement pédagogique et préventif contre la fraude, en sensibilisant les étudiant·es dès leur entrée à l'université sur les risques et la perte de valeur que la triche induit pour leurs propres compétences et leurs futurs diplômes ;
- Une amélioration globale des conditions matérielles d'examen, en veillant à la capacité d'accueil des salles pour permettre un espacement suffisant entre les candidat·es (par la répartition sur plusieurs amphithéâtres pour les grosses cohortes) et en limitant les situations critiques, notamment dans les Unités d’Enseignement (UE) évaluées à 100 % en Contrôle Continu (CC) où le manque de place et de surveillants est trop souvent constaté ;
- Une professionnalisation et un soutien renforcé aux équipes de surveillance, en fournissant des consignes claires, des formations adaptées et des outils pour aider les surveillants — parfois des personnels vacataires ou retraités effectuant un complément de revenu — à identifier avec précision les nouveaux outils numériques détournés (tels que les lunettes ou montres connectées) ;
- La mise à disposition d'outils technologiques légaux et passifs, en équipant chaque amphithéâtre (via le PC sécurité) et chaque département (pour les CC) de détecteurs d’ondes électromagnétiques. Contrairement aux brouilleurs qui sont strictement interdits par la loi, ces boîtiers passifs n'altèrent pas les réseaux mais permettent de détecter efficacement si un appareil connecté échange avec l'extérieur, en exigeant simplement l'extinction complète de tout outil personnel durant l'épreuve ;
- Une révision complète des moyens de la section disciplinaire, en augmentant ses ressources afin de réduire drastiquement les délais de traitement des dossiers. La lenteur actuelle des procédures est autant préjudiciable à l’efficacité de la sanction qu'aux étudiantes et étudiants mis en cause, qui subissent de longs mois d'attente stressants avant que leur situation ne soit arbitrée.